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Aujourd’hui,

Je ne sais si tu l’as vue. Cette jeune fille dans le bus. Dans cette pub pour je ne sais quoi. Mais cette jeune fille. Toute fraîche comme un baiser d’adolescents . Belle à rester collée dans ta rétine jusqu’à la fin de tes jours. Bref, cette jeune fille. Qui fait rire une gamine en mimant un strabisme qui la rend encore plus touchante. Et ses paupières qu’elle ferme un instant pour soustraire ses yeux au regard du jeune homme foudroyé lui aussi.

Ses yeux… J’aime les yeux. Tous les yeux. Surtout les gris. Surtout ceux qui racontent les sentiments, laissent filtrer les émotions. Ces yeux qui rendent les mots bien inutiles.

Les mots… J’aime les mots. Ceux qu’on empile comme des Lego pour faire de jolies phrases qu’on n’oublie pas. J’aime les mots libres. Qui se laissent tordre selon ton bon plaisir. Les mots que tu inventes comme anarchive ou anarchitecte. J’aime dire « boucou » quand j’aime beaucoup. Boucou est gourmand. Il ouvre l’appétit. Tu peux l’utiliser boucou : il se digère tranquillement. Tu le glisses où tu veux quand tu veux. A condition qu’il raconte bien ton appétit. « Je t’aime boucou ma chérie ». Pense à moi si un jour où tu le trouves faire jurisprudence dans un livre.

Les livres… j’aime les livres. Autant de livres, autant de voyages, de promenades, de surprises à chaque coin de page. J’adore croiser mon livre avec mon désordrinateur. Croiser Sylvain Tesson ou Stieg Larson avec Monsieur Google. Street Vieuw et zou, vous êtes à Stockholm dans l’appart de Liesbeth Salander. Elle écoute de la musique ? Merci iTunes, tu partages l’ambiance et l’humeur du moment. Gloire à mon ordi.

Mon ordi… j’aime mon ordi. Complice de tous mes instants, de mes questionnements, ouvreur de pistes, musicien obéissant, montreur de films, diseur de bonnes aventures, gardien de mes souvenirs, congélateur d’instants, retoucheur d’images, bordelophotothèque. Fil tendu entre moi et ceux que j’aime. Voyeur compulsif de l’impudeur d’amis sociaux exhibo-compulsifs. Eveilleur de conscience, alerteur permanent et… montreur de chats.

Les chats… j’aime les chats. Surtout depuis que j’ai vu celui-là, devant son miroir, caressant lentement, attentivement, amoureusement sa propre image, d’une patte aux coussins de velours, avec une infinie douceur. J’aime regarder toutes ces boules de poils bondir devant de méchants concombres, ces joyeux guindallieurs, la tête coincée dans une boîte en carton, traversant le salon en vitesse tgv. Je fonds devant le poupousse, endormi, confiant, entre les pattes de ce molosse qui veille consciencieusement sur le sommeil de son protégé. Et souvent je me prends à rêver de mon chat à moi qui viendrait se coucher d’autorité sur mon clavier pour me dire combien il m’aime.

Aimer… j’aime aimer. Faut-il que je te le dise ? J’aime boucou …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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