1958. Le train est de nuit et pour Davos.
On me kidnappe en silence, aspiré au paradis de 2e classe
par 12 jeunes mains effrontées et rieuses
On me déboutonne, on me dézippe, on ‘
me déballe, elles sont six, j’en compte mille.
Des bouches gourmandes et humides, des cris de joie et de petits silences aussi : un peu de respiration pour plus d’inspiration.

Et puis c’est la gare. On me laisse seul, hagard.
Tous les jours je remercie encore Eros de m’avoir coupé les jambes
mais laissé toute ma mémoire…

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