Il y aurait du soleil et des sourires
dans les gros nuages blancs.
Il y aurait des bébés au sein
Il y aurait du monde au balcon
des jeunes effrontées
Il y aurait ce manège aux chevaux de bois,
robe blanche et dorures usées,
galopant seuls, fatalistes, abandonnés
par des enfants ingrats,
hypnotisés par leurs écrans vampires
Il y aurait ce kiosque
où ne dansent que de rares feuilles mortes
abandonnées au tourbillon annonciateur
d’un hypothétique orage
Il y aurait dans l’air comme un parfum de souvenirs
trop longtemps enfouis,
si brutalement exhumés
Il y aurait cette innocence des mains
des doigts entrecroisés
Il y aurait ces lèvres humides
Au bord du baiser.
Il y a moi, âme errante,
Saoule, entre bandonéon et violons.
Il y aurait des larmes de tango…

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